Les hommes, les femmes et l’humour
L’humour est un puissant outil de séduction, dit-on. Mais a-t-il la même importance pour les hommes et les femmes ?
Une recherche a porté sur le taux d’arrêt de 1600 automobilistes hommes face à des auto-stoppeurs ou des auto-stoppeuses disposant soit d’une pancarte où figurait simplement leur destination soit d’une pancarte ou était ajouté en plus un smiley.
Sans smiley, on enregistre 6 % d’arrêt face à un auto-stoppeur et 15,5 % d’arrêt face à une auto-stoppeuse. Jusque là, rien de très surprenant me direz-vous… J’en conviens. C’est la suite qui est intéressante car, avec smiley, les auto-stoppeurs sont plus chanceux (7 % d’arrêt) alors que les auto-stoppeuses ne sont pas loin de perdre leur avantage (9 % d’arrêt seulement). Bref, mesdemoiselles, si vous prévoyez de descendre dans le sud en stop cet été le plus rapidement possible, un peu de sérieux que diable !
Dans la relation de couple, une autre étude a montré une tendance similaire.
Si la réceptivité du partenaire à leur propre humour a une valeur équivalente entre les deux sexes, la capacité du partenaire à produire de l’humour est moins importante pour les hommes que pour les femmes (4 versus 5, sur une échelle où plus le score est haut plus l’humour est important).
Par ailleurs, en terme de séduction, entre un homme qui fait rire et un autre qui ne fait pas rire, les femmes sont 55 à 70 % à manifester une préférence pour le premier, particulièrement s’il s’agit de se projeter dans une relation à plus ou moins long terme ou une relation amicale. A l’inverse, les hommes sont 45 à 70 % à choisir la femme qui ne fait pas rire, surtout s’il s’agit d’instaurer une relation plus ou moins durable ; la femme qui fait rire étant préférée pour une relation amicale.
En couple, les hommes augmentent leur attractivité aux yeux des femmes en usant de l’humour. En revanche, si les hommes apprécient que leurs femmes soit sensibles à leur humour ils ont moins besoin qu’elles soient productrices d’humour. En résumé, l’humour des hommes séduit inconditionnellement ou presque les femmes, mais pas l’inverse.
Référence : Guégen, N., (2009). Psychologie de la séduction. Ed. Dunod.