Les quatre temps de l’anxiété aux examens
L’anxiété est normale face à un événement dont l’issue demeure inconnue. Que les examens génèrent de l’anxiété est plutôt banal, voire même souhaitable dans le sens où elle traduit la motivation inhérente et permet d’augmenter la performance. En revanche, lorsque cette anxiété est excessive, elle peut conduire à l’échec des étudiants compétents et travailleurs en venant perturber les processus mentaux nécessaires à la réussite.
Lorsqu’on évoque l’anxiété aux examens, on pense souvent au stress de la préparation, aux heures passées à réviser, aux sautes d’humeur, aux crises de larmes, aux problèmes attentionnels, aux nuits blanches la veille de l’échéance, etc.
Pourtant, l’anxiété aux examens peut s’exprimer à quatre étapes différentes :
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Etape de l’anticipation
C’est le stade préparatoire durant lequel les étudiants travaillent, planifient leurs révisions, développent des techniques d’apprentissage, etc.
L’anxiété naît le plus souvent de la confrontation entre le temps restant pour les apprentissages et la quantité de travail à produire d’ici l’échéance. Ceux qui n’ont pas travaillé régulièrement durant l’année prennent la mesure du danger : celui de ne pas être prêt, de ne pas avoir le temps de tout faire, de devoir bacler, voire de devoir faire des coupes franches dans le programme.
L’anxiété se caractérise à ce stade par des troubles de l’attention et des difficultés de concentration, donnant le sentiment (réel ou non) d’un travail inefficace et lent extrêmement décourageant. Fatigue et changements de rythme accentuent encore la baisse d’efficience. Chez ceux qui ont une faible estime de soi, le manque de confiance en ses compétences et les doutes vont venir miner le moral d’une part et le travail de révision d’autre part.
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Etape de la confrontation
C’est le stade de l’examen lui-même.
A l’écrit, deux moments sont particulièrement critiques : celui où l’étudiant prend connaissance du sujet et les derniers instants de l’examen lorsque le temps presse pour terminer son travail. A l’oral, ce sont surtout les premiers instants qui sont les plus difficiles, lors de la confrontation au jury et des premières questions…
Les connaissances insuffisantes, le peur de l’échec et les manifestations anxieuses s’unissent pour perturber la qualité du travail : dévalorisation de soi, pensées négatives, tête vide, concentration perturbée, idées désorganisées, agitation, troubles de l’élocution…
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Etape de l’attente
C’est le stade où l’examen est terminé, mais les résultats non encore publiés.
L’incertitude n’est plus sur la nature de l’examen mais sur son issue. Même s’il s’agit souvent d’un stade de lâcher prise dû à l’absence de contrôle qui le caractérise, l’anxiété peut naître de l’incertitude du résultat, des doutes relatifs à la qualité du travail rendu.
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Etape du résultat
C’est le stade où les étudiants prennent connaissance de leurs résultats.
Toutes les incertitudes à propos des résultats sont levées, l’étudiant sait s’il a réussi ou non, et dans quelle mesure. En cas d’échec ou de déception, les implications prennent corps.