Facteurs de stress professionnel
07 décembre 2009
Il existe classiquement 4 types de stresseurs professionnels :
Stresseurs liés aux caractéristiques de la tâche :
- Conditions de travail (bruit, température extrême, produits toxiques…)
- Fortes contraintes temporelles
- Horaires contraignants, imprévisibles…
- Excès ou absence de travail
- Tâches monotones, peu stimulantes…
- Interruptions fréquentes
- Objectifs irréalistes, pression
- Manque de participation aux prises de décision
- etc.
Stresseurs liés aux caractéristiques relationnelles :
- Conflit de rôle, dû à des demandes contradictoires venant de différents collaborateurs
- Ambiguïté de rôle, due à un manque de clarté dans la définition de sa mission, de ses objectifs…
- Manque de communication
- Indisponibilité des supérieurs
- Rivalité entre collègues
- Brimades, harcèlement, violence, isolement
- Manque de considération de la part des supérieurs hiérarchiques
- Impatience, exigences et agressivité des clients ou usagers
- etc.
Stresseurs liés aux caractéristiques de la carrière :
- Début de carrière, désillusions…
- Précarité de l’emploi
- Absence de promotion ou de débouchés
- Sur ou sous-qualification pour le poste
- Manque de reconnaissance sociale
- Evolution du monde du travail
- Mobilité professionnelle
- Licenciement
- etc.
Stresseurs liés à l’interface vie professionnelle/vie privée :
- Incompatibilité ou concurrence entre les deux rôles (au niveau du temps, des valeurs, des objectifs…)
- Difficultés à prendre de la distance
- Manque d’appui à la maison pour les problèmes rencontrés au travail
- Manque de reconnaissance des problèmes personnels au travail
- etc.
L’identification des stresseurs - et éventuellement de la famille dominante de stresseurs - auxquels on est soumis, est la première étape à laquelle s’atteler pour y faire face. On ne peut affronter convenablement que ce que l’on a un tant soit peu identifié.
Il convient ensuite de savoir dans quelle mesure ces facteurs de stress sont ou non contrôlables. Deux difficultés principales apparaissent généralement :
-
Essayer de changer ce qui ne l’est pas. Or, cela conduit inévitablement à l’échec, la déception et l’épuisement. Appliquer des stratégies de résolution de problème sur une situation qui est partiellement ou totalement modifiable est tout à fait pertinent. En revanche, face à une situation incontrôlable, il est préférable d’appliquer des stratégies centrées sur les émotions, qui ne changeront certes rien à la situation mais permettront de prendre de la distance, de relativiser, de voir les choses différemment ou simplement de se détendre. Les techniques de gestion du stress que sont la restructuration cognitive et la relaxation s’appliquent ici.
-
Limiter de façon excessive sa marge de manoeuvre. Imaginer que l’on n’a aucun contrôle sur la situation, c’est renoncer d’emblée à y faire face et subir. Or bien souvent, les situations sont plus contrôlables qu’on ne l’imagine, au moins en partie. S’entraîner à élargir son champ des possibles interventions permet d’augmenter son sentiment de contrôle et de se donner davantage de moyens de faire face. Les techniques de résolution de problème, d’affirmation de soi et de restructuration cognitive, notamment, permettent de developper ses habiletés.