Déconfinement & modalités de consultation

J’avais déjà bousculé une première fois mes a priori et mes habitudes en pratiquant l’entretien en ligne ou par téléphone durant le confinement, me voilà amenée à bouger les lignes une nouvelle fois.

L’heure est au déconfinement ! Les rendez-vous en présentiel peuvent donc reprendre. Néanmoins, suite aux annonces gouvernementales et aux recommandations de nos représentants syndicaux, les consultations à distance par vidéo ou téléphone sont pour l’instant maintenues et encouragées autant que possible au-delà de ce lundi 11 mai.

Consultation en cabinet

Le cabinet rouvre ses portes et les séances de consultation de visu peuvent reprendre. Elles seront limitées en nombre au début et pensées au cas par cas. Déconfinement ne rimant pas avec fin de la crise sanitaire, j’ai pris la décision d’instaurer quelques modalités de reprise des consultations :

  • Je porterai un masque et vous demande d’en faire de même. Si vous n’en avez pas, j’en mettrai un à votre disposition. Je vous demanderai également en arrivant de vous nettoyer les mains à l’aide d’un gel hydroalcoolique, également mis à votre disposition.
  • Mes fauteuils en tissus seront pour l’instant remisés et remplacés par des sièges en plastique… désolée pour le confort ! Un nettoyage des points de contact sera effectué dans le cabinet entre deux consultations et la pièce sera aérée.
  • Si vous êtes malade, je vous demande de reporter notre rendez-vous ou d’opter pour une consultation à distance. Je procèderai bien évidemment de même.

Toutes ces mesures contraignantes visent à vous protéger, me protéger et protéger nos proches respectifs ; je vous remercie par avance de bien vouloir les respecter.

Consultation à distance

L’ouverture des consciences concernant la thérapie à distance opérant doucement, le service de téléconsultation par vidéo via Skype ou par téléphone est maintenu. Que ce soit pour des raisons circonstancielles : covid-19, fragilité médicale, maintien de la distanciation physique… ou pour des raisons pratiques plus habituelles : mobilité réduite, éloignement géographique, vie à l’étranger, etc., il reste possible de consulter à distance.

L’expérience (limitée !) que j’en ai depuis maintenant deux mois m’a non seulement montré que cela n’avait rien de désagréable mais que la relation thérapeutique pouvait tout aussi bien se poursuivre ou s’instaurer de cette manière.

A bientôt et continuez de prendre soin de vous.

Covid-19
Photo by Марьян Блан | @marjanblan on Unsplash

COVID-19 & détresse psychologique des chinois

Les résultats de la 1ère enquête nationale sur la détresse psychologique de la population chinoise pendant la pandémie de COVID-19 sont parus.

Pour lire l’article dans son ensemble, c’est ici !

Sinon, qu’apprend-on dans cet article soumis à publication en plein cœur de la crise sanitaire qui touche alors la Chine (25 février 2020) ?

Pour mener l’étude, un questionnaire a été proposé à la population chinoise via le net. Les questions explorent divers aspects de la détresse psychologique ressentie, c’est-à-dire évaluée par l’individu lui-même : anxiété, dépression, symptômes physiques, comportements compulsifs, fonctionnement social, etc.

L’étendue du questionnaire va de 0 à 100. Un score compris entre 28 et 51 renvoie à une détresse légère à modérée et à partir de 52 à une détresse sévère. Pour les connaisseurs… la validité du questionnaire rend compte d’un Alpha de Cronbach égal à 0,95 (p<0,001).

Entre le 31 janvier et le 10 février, 52 730 réponses valides ( 35 % sont des hommes – 65 % sont des femmes) ont permis l’analyse. Il en ressort :

  • Le score moyen (Ecart-Type) de détresse psychologique ressentie est 23,65 (14,45).
  • Près de 35% des chinois sont en souffrance : 5 % obtiennent un score supérieur à 52, signe d’une détresse sévère ; 29 % obtiennent un score compris entre 28 et 51, signe d’une détresse légère à modérée.
  • Les femmes sont significativement plus en détresse que les hommes : 24,87 versus 21,41 (p<0,001).
  • Les 18-30 ans et les plus de 60 ans sont les classes d’âges les plus en détresse ; respectivement 27,76 et 27,49. Les mineurs sont les moins impactés.
  • Les travailleurs migrants sont les plus affectés de toutes les classes professionnelles avec un score de 31,89.
  • Les foyers épidémiques sont les zones géographiques où la détresse est la plus grande avec un score de 30,94.

On pourrait modérer les résultats en précisant que le jour où l’étude démarre, les chinois viennent de vivre 3 annonces particulièrement stressantes qui peuvent influencer les résultats : la confirmation officielle de la transmission interhumaine du virus (20 janvier), la mise en quarantaine stricte de Wuhan (22 janvier) et l’annonce par l’OMS que le nouveau coronavirus est une urgence de santé internationale (31 janvier). Les chercheurs observent en effet une diminution de la détresse perçue sur la dizaine de jours que dure l’étude.

Néanmoins, d’autres travaux indiquent par ailleurs (un autre article en préparation… ) que le stress dépend de la durée du confinement… Le temps passant permettra probablement aux chercheurs chinois d’approfondir leur investigation.

On peut retenir qu’un tiers de la population environ semble psychologiquement plus vulnérable en début de confinement : les personnes âgées, les jeunes adultes, les femmes, les travailleurs précaires… et qu’il convient de prendre soin de soi et d’être attentif à chacun pendant la quarantaine… mais aussi après. J’y reviendrai.

Soyons aussi positif ! Cela signifie que pour les deux tiers de la population, cette (première) étape où s’entremêlent prise de conscience du risque sanitaire et changement brutal d’habitudes (dans toutes les sphères de sa vie : couple, famille, travail, amis, loisirs…), se gère sans trop de détresse.

Confinement : je reste disponible en téléconsultation

En raison de la crise sanitaire qui nous touche et afin de lutter contre la propagation du virus, le cabinet est physiquement fermé jusqu’à nouvel ordre.

Nous traversons tous un contexte aussi inédit qu’exceptionnel et je tenais à vous garantir la continuité de mes services quelle que soit la durée de la pandémie. J’ai donc adapté mon mode de travail afin de vous accompagner dans les meilleures conditions possibles durant cette période de confinement.

Ces derniers jours, j’ai basculé vers un service de téléconsultation afin de vous servir tout en répondant aux exigences de distanciation sociale.

Prenez soin de vous et de celles et ceux que vous aimez. Et des autres, aussi.

Stay Home - Téléconsultation - Confinement
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