Le père, l’enfant et l’âne

Un jour, un enfant pose une question à son père :

Dis papa, quel est le secret pour être heureux ?

Ne sachant que répondre à cette interrogation, le père propose à son fils de le suivre. Ils sortent de la maison, le père sur le vieil âne et le fils suivant à pied. Et les gens du village de dire :

Quel mauvais père, qui oblige son fils à aller à pied !

Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison, dit le père.

Le lendemain, ils sortent de nouveau, le père ayant installé son fils sur l’âne et lui marchant à côté. Les voisins disent alors :

En voilà un fils indigne, qui ne respecte pas son vieux père et le laisse aller à pied !

Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison.

Le jour suivant, ils s’installent tous les deux sur l’âne et quittent la maison. Les villageois commentent à nouveau :

Ils ne respectent pas leur bête à la surcharger ainsi !

Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison.

Le jour suivant, ils partent en portant eux-mêmes leurs affaires, l’âne trottinant derrière eux. Cette fois, les gens du village y trouvent encore à redire :

Voilà qu’ils portent eux-mêmes leurs bagages maintenant ! C’est le monde à l’envers !

Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison.

Arrivés à la maison, le père dit à son fils :

Tu me demandais l’autre jour le secret du bonheur. Peu importe ce que tu fais, il y aura toujours quelqu’un pour y trouver à redire. Fais ce que tu aimes et tu seras heureux !

Savoir dire « non » !

Dans le cadre d’un refus, l’affirmation de soi vise deux objectifs :

  • ne pas faire quelque chose à ses dépens, parce que l’on n’ose pas refuser (ce qui reviendrait à adopter un comportement dit « passif »)
  • ne pas refuser trop brutalement au risque que la relation ne se détériore (ce qui reviendrait à adopter un comportement dit « agressif »)

Pour arriver facilement à ce résultat, il suffit de respecter quelques règles :

Écouter la demande ou la faire préciser si elle est floue. Inutile de se précipiter, il faut d’abord savoir ce que l’on attend de vous. Trop souvent, on s’engage avant même de savoir de quoi il s’agit !

– Est-ce que tu peux m’aider ?

– Je ne sais pas. De quoi s’agit-il ?

Verbaliser directement le refus, sans louvoyer.

Ne pas se justifier. Se justifier, c’est prendre le risque que votre interlocuteur utilise vos arguments en sa faveur ; surtout s’il a tendance à la manipulation et qu’il essaye de vous culpabiliser.

Être empathique.

J’aurais vraiment aimé vous rendre ce service, mais vraiment je ne peux pas. Je regrette.

Ne le prends pas mal s’il-te-plaît, mais ce n’est pas possible.

Je ne souhaite pas que nous nous fâchions, mais c’est non.

Utiliser le « disque rayé », si votre interlocuteur insiste. Il convient de répéter la même chose, sans ajouter de justification, sans changer d’argument, en se cantonnant à ce qui a déjà été dit et en restant empathique. Sans arguments auxquels se raccrocher, l’interlocuteur finit par renoncer.

– Je suis désolé(e), mais je ne vais pas pouvoir vous aider sur ce point.

– ….

– Je comprends bien que cela vous pose problème, mais vraiment je ne peux pas.

– …

– Je suis sincèrement désolé(e) de devoir refuser, mais vraiment je ne peux pas.

Aider son interlocuteur à trouver une alternative ou un compromis.

Est-ce urgent ? Peut-être pourrions-nous voir cela demain ; je serai alors plus disponible pour toi.

C’est ennuyeux. N’avez-vous pas d’autres possibilités ?

Terminer positivement et chaleureusement.

Je suis content(e) que nous ayons pu trouver un accord.

Je vous remercie de votre compréhension

J’aimerais vraiment que tu ne m’en veuilles pas. Crois-moi, je suis désolé(e).

Entraînez-vous avec un entourage de confiance et sur des choses à faible enjeu dans un premier temps. Peu à peu, vous acquerrez les bons réflexes.