Arrêter de fumer est une démarche difficile, car la perspective même de vivre sans tabac semble impossible au fumeur. Le manque physique fait peur, et puis il y a tout ce que l'on craint de perdre en arrêtant : le plaisir de fumer, une certaine convivialité, une stimulation intellectuelle, une contenance, une image de soi, une façon de s'occuper les mains, ou encore, un moyen de se détendre pour lutter contre le stress de la vie quotidienne.
La rechute est fréquente et normale lorsqu'il s'agit de se dégager d'une dépendance aussi forte. Interprêtez-la davantage comme une étape dans votre démarche d'arrêt que comme un échec, car cette tentative d'arrêt vous offre une connaissance incomparable sur votre relation au tabac et le prochain essai sera plus facile à réussir.
Arrêter de fumer 1 heure, 1 journée, 1 mois ou 1 an permet toujours d'apprendre quelque chose d'utile sur sa dépendance : ce qui aide ou non à faire passer l'envie impérieuse de se jeter sur la première cigarette venue, les situations à risque qui sont le plus souvent liées à des émotions négatives ou à des moments de convivialité, les cigarettes qui ne procurent aucun plaisir et sont fumées plus par automatisme qu'autre chose, celles au contraire dont on n'imagine par un seul instant pouvoir se priver tant elles soulagent, etc.
Si vous êtes tenté(e) d'arrêter, mais que vous ne vous sentez pas encore prêt(e) à passer à l'action, je peux vous aider à préparer cet arrêt et mettre ainsi toutes les chances de votre côté pour le jour où vous déciderez de faire le grand saut. La préparation est une phase essentiel à l'arrêt : elle permet d'anticiper les difficultés, de réfléchir aux solutions qui existent pour les contourner, et surtout de s'entraîner afin d'acquérir progressivement de nouveaux réflexes alternatifs à la consommation. Si au contraire vous vous sentez prêt(e) à arrêter ou si vous avez déjà arrêté, je peux vous aider à franchir le pas ou à vous maintenir dans le processus d'arrêt engagé.
Arrêter de fumer s'apprend. Ce qui fait le succès à long terme d'un sevrage tabagique, c'est bien souvent d'avoir développé de nouveaux apprentissages dans les situations où habituellement vous fumez. Vous n'avez pas appris à conduire du jour au lendemain mais à l'issue d'un apprentissage, fait de répétitions. Il en est de même pour s'affranchir du tabac : c'est par la répétition de situations vécues sans cigarette à la main, que vous apprendrez progressivement à vous en détacher.
Vous fumez aujourd'hui parce que vous éprouvez le besoin de ressentir les effets de la nicotine dans votre corps mais aussi par habitude. Certaines cigarettes sont allumées sans même que vous vous en rendiez compte, dans certaines situations. Et, ces situations sont progressivement devenues des stimuli invitant, par habitude, à allumer une cigarette. C'est ainsi, que vous allumez une cigarette dès que vous êtes au téléphone ou dès que vous êtes en voiture, par exemple, parce que le téléphone et la voiture sont associés à la consommation et pas, nécessairement, parce que vous avez besoin de fumer.
Lorsqu'après des mois d'abstinence, on reprend « bêtement » une cigarette, ce n'est pas pour combler un manque en nicotine, mais pour combler un vide d'un autre type : une absence, une angoisse, un doute, un temps mort... En quelques semaines de sevrage, le manque physique ne se fait plus ressentir. Les substituts nicotiniques ont ici tout leur rôle à jouer. En revanche, le manque psychologique (lié aux sensations de plaisir, de détente, de stimulation intellectuelle, etc. ressenties lorsque l'on fume et associées aux gestes, aux automatismes et aux habitudes de fumer dans certaines circonstances), perdure, lui, beaucoup plus longtemps.
C'est cette dépendance psychologique au tabac qu'il convient essentiellement de vaincre et que permet un travail sur soi et sur ses habitudes, afin d'apprendre progressivement à vivre toutes ces situations qui appellent à fumer, sans cigarette. Que vous soyez déjà dans les joies et les affres du sevrages, ou que vous envisagiez d'arrêter dans quelques jours, quelques semaines ou quelques mois, n'hésitez pas à vous faire accompagner dans cette démarche personnelle.
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